A F R O R I D D I M
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DISIZ

 

Après un premier opus largement plébiscité par le public et les radios, d'où un succès ressortissant, il livrait en 2003 un tout nouvel univers avec son second album Jeu de société. Malgré un effort conséquent sur les thèmes, les textes et la musique, cet album fut un échec commercial. Aujourd'hui il est de retour avec un nouveau « bébé » qu'il tient particulièrement à nous présenter.

Pourquoi avoir enregistré cet album aux tendances africaines ? En fait entre le premier et le second album j'ai été pour la première fois au Sénégal. Là-bas, mon duo avec Thione Seck avait été très bien accueilli. (Morceau issu de mon premier cd). J'ai voulu remercier le public en sortant une cassette sous mon véritable nom Serigne M'Baye. J'ai produit un 8 titres et je me suis débrouillé pour qu'il soit distribué. Cela a très bien marché et j'en ai fait un autre qui lui aussi a bien fonctionné. Entre temps Barclay avait eu des échos de ces produits et des français qui allaient au Sénégal ont entendu ces albums et ont voulu se les procurer en France. Tout cela a fait un énorme Buzz. Finalement ma maison de disque a voulu que je sorte une édition française de ce que j'avais réalisé au Sénégal.

Que s'est-il passé pour la promotion de ton second CD ? En fait je vivais mal le succès de mon premier opus. Artiste rap rigolo ! Voilà mon image. Après mon voyage au Sénégal j'ai changé de cap. Cela a touché forcément ma musique et comme le public n'aime pas les changements radicaux tout s'est enchaîné : les radios n'ont pas joué le jeu, la presse n'ont plus et Barclay n'a pas réellement travaillé ce CD. Ça a été un échec ! C'est toujours chiant mais c'est un mal pour un bien.

Pourquoi avoir choisi Barclay pour sortir ce projet ? J'étais obligé. Nous sommes liés par contrat.

Penses-tu que le Rap « pur » n'a plus sa place après la fin des émissions spécialisées sur SkyRock par exemple ? Crois-tu que les tendances africaines dans le Rap par exemple peuvent être une solution musicalement ? Non ce n'est pas la fin du Rap. Mais c'est vrai que si Sky a arrêté ses émissions elle n'a plus d'intérêt pour le Rap tout simplement. Mais l'émission de Jacky va reprendre !

Quel est ton avis sur les structures indépendantes ? En fait je suis bien placé puisque j'ai deux structures indépendantes. C'est très simple, je n'aime pas qu'on me dise ce que j'ai à faire artistiquement. Dans ma maison de disques j'apporte mon produit et il le valide c'est tout. A partir du moment où nous discutons et que nous ne nous entendons pas, qu'ils me rendent mon contrat ! C'est la liberté qui m'intéresse. Si tu fais de la musique par passion et que tu produises quelques disques pour le fun tant mieux. Tu seras écouté par un petit nombre. Mais si tu veux être écouté par le plus grand nombre et c'est mon cas, tu signes en major.

A ce propos que penses-tu de tous ces artistes que les majors ont viré ? Eh bien chacun sa chance et ce n'est pas pour cela que j'ai peur. Tu sais s'ils veulent me rendre mon contrat et bien je ne m'arrêterais pas pour autant.

Comment c'est passé ta rencontre avec le cinéma ? En fait dès mon premier clip j'ai eu des propositions de longs métrages, de pubs… Mais je me suis dit, je reste dans la musique. Mais après mon deuxième album j'ai encore été contacté par Solo un ancien du groupe Assassins pour jouer dans un court métrage. Là je me suis di même quand ça ne va pas on m'appelle ! J'ai donc accepté et en fait énormément de monde est venu le voir. Ensuite des agences m'ont contacté pour me faire des propositions. A la base il y avait un film écrit entre par Oxmo Puccino qui a été racheté et réécrit. On m'a proposé le premier rôle, celui d'un jeune rappeur antillais de 20 ans vivant en France et ayant de sérieux problèmes psychologique. J'ai travaillé avec un coach et j'ai dû perdre 15 kgs ! Je joue entre autre avec Anémone et Edouard Montoute et cela m'a mis la pression. Mais je travaille mieux quand ça ne va pas.

Je vais énoncer quelques mots et tu vas me dire ce que tu ressens :

Afrique : Dignité

Bush : Peur

Maison de disques : Banque

Argent : Outil

Rap : passion

Musique : Inspiration

Cinéma : passion

La Femme : Muse

Les enfants : L'avenir